Café du français

Café du français

Venir en france


 

Comment se préparer?

Cette fois c’est décidé, vous allez venir en France ! Mais, avant de partir, vous devez d’abord vous préoccuper des « papiers » indispensables pour entrer sur le territoire français. À l’aéroport ou à la gare, il faut présenter une carte d’identité ou un passeport en cours de validité si vous êtes ressortissant d’un pays membre de l’Union européenne. Sinon, vous devez produire un passeport avec un visa de court séjour (3 mois maximum) ou de long séjour (de 3 à 6 mois ou, éventuellement, 9 mois ou un an renouvelable pour les étudiants) délivré par le Consulat de France de votre pays d’origine. Le visa de long séjour est le seul qui vous permet d'obtenir une carte de séjour auprès d’une préfecture, d’une mairie ou d’un commissariat de police ( www.diplomatie.gouv.fr/venir/visas/index.html). Surtout n’oubliez pas de prévoir votre budget (le minimum officiel de ressources financières est fixé à environ 400 € par mois) pour tous les frais (logement, nourriture, transports, etc.) que vous aurez à engager. Allez dans une banque ou à la Poste pour ouvrir un compte et demander un chéquier. Enfin, pensez à emporter une carte de crédit internationale désormais indispensable où que vous vous trouviez.

Comment s’installer ?

Arrivé en France, cherchez d’abord à vous loger. Si vous êtes étudiant, le CNOUS (www.cnous.fr), vous accueille à votre arrivée et, si vous allez en province, il vous oriente vers le CROUS. Ces centres d’accueil, national ou régionaux, vous aideront à trouver un logement. Mais, avant de choisir votre mode d’habitation définitif, sachez que vous pouvez trouver un hébergement temporaire, dans un hôtel bon marché (il en existe à environ 25 € la nuit), dans une auberge de jeunesse ou, si vous êtes à Paris, au FIAP (Foyer international d’accueil de Paris, www.fiap.asso.fr ).
Ensuite, vous avez plusieurs possibilités. Si vous êtes étudiant, assistant de langue par exemple, vous pouvez être logé dans l’établissement dans lequel vous travaillez. C’est une solution commode, peu coûteuse, mais non sans inconvénients, le confort étant souvent modeste…
Il existe des résidences pour étudiants, les fameuses cités U, avec leurs chambres de 10 m², dont le prix de location est d’environ 120 € par mois. Si vos moyens vous le permettent, vous pourrez louer, dans des résidences plus récentes, des studios pour quelque 250 € par mois.
On trouve également des foyers privés (surtout destiné aux jeunes femmes) qui proposent des contrats de location annuels pour des chambres individuelles et doubles.
A défaut, et avec beaucoup de chance, vous trouverez peut-être un logement en ville hébergé dans une famille d’accueil et partageant ainsi la vie quotidienne de Français, ce qui est certainement la solution idéale (atome : www.atomeparis.com).
Les mairies procurent parfois des logements bon marché, mais ils sont rares, donc n’y comptez pas trop !
Enfin, il reste la possibilité du logement privé, mais c’est la solution la plus onéreuse (entre 400 et 600 € pour la location d’un studio). Pour un séjour de longue durée, vous pouvez également opter pour la co-location (http://www.appartager.com ; http://www.colocation.fr ).
Quel que soit votre choix, n’oubliez pas que les Caisses d’allocations familiale (CAF, www.caf.fr) accordent, sous certaines conditions, des aides sociales au logement.

La vie au quotidien

Si vous ne pouvez ou ne voulez prendre vos repas à domicile, vous avez le choix entre la cafeteria de votre lieu de travail, le café du coin ou le Fast-Food si vous être pressé et peu gourmand, ou encore le restaurant si vos moyens vous le permettent… Étudiant, allez plutôt au restaurant universitaire (resto U) où vous pourrez faire un repas complet, rapide et bon marché (environ 2,60 €).

Que vous soyez à Paris ou en province, utilisez les transports en commun. Le métro, à Paris (www.ratp.fr), comme dans plusieurs villes de France, est pratique et peu coûteux (carte « orange » hebdomadaire ou mensuelle, abonnement junior pour les élèves et étudiants de moins de 26 ans, forfait une journée …). C’est le meilleur moyen pour se déplacer en ville et dans la proche banlieue. Dans la capitale, il est relié au RER (Réseau express régional) et aux gares SNCF qui desservent l’Île-de-France. Mais si vous souhaitez en même temps découvrir la ville, prenez les autobus ou les tramways. Pour une découverte originale de Paris, n’hésitez pas à prendre les bateaux-mouches pour une « traversée capitale » sur la Seine (www.bateaux-mouches.fr), et, si vous pensez que Paris peut avoir un petit air de Venise, empruntez les batobus (www.batobus.com ), navettes fluviales qui vous transportent « autrement » de la Tour Eiffel aux Champs-Élysées à travers huit escales.
Pour aller à la gare ou à l’aéroport, surtout si vous avez des bagages, vous essaierez peut-être d’avoir un taxi. Sachez que c’est un moyen de transport assez coûteux (tarifs sur www.artisan-taxi.com) et peu fiable en raison des embouteillages !
Si vous n’êtes pas pressé et ne craignez pas la pollution, le vélo ou le roller sont d’agréables modes de locomotion, surtout les jours de grève des transports ! À Paris et dans les grandes villes, des voies de plus en plus nombreuses leur sont désormais réservées.
Pour voyager à travers la France, le train est le moyen le plus rapide et le plus sûr pour accéder aux grandes villes, qu’il s’agisse des TER (trains express régionaux ou des TGV (www.sncf.com). Les voyageurs étrangers peuvent bénéficier de tarifs réduits (Europass, Eurodomino, Inter-Rail…).
Vous pouvez bien sûr louer une voiture pour un ou plusieurs jours, mais ce n’est pas à la portée de toutes les bourses !
Si vous êtes étudiant, prenez contact avec l’OTU-Voyage, que vous trouverez dans tous les CROUS et qui propose des voyages et séjours à des tarifs très intéressants (www.otu.fr). Et n’oubliez pas d’emporter avec vous le Guide du routard (www.routard.com ) du pays, de la région ou de la ville où vous vous rendez !

Avant de quitter votre pays, prenez la précaution de souscrire un contrat d’assurance « Accident maladie » qui vous couvrira contre ces risques pendant les premiers mois de votre séjour en France. Ensuite, malade ou non, vous devez obligatoirement vous inscrire à la Sécurité sociale. Si vous n’êtes pas salarié en France et si vous résidez plus de trois mois, vous ne pouvez pas bénéficier de la couverture de base de la Sécurité sociale (la « Sécu ») et devez donc vous inscrire à la Couverture maladie universelle (CMU, voir www.egide.asso.fr/fr/guide/vivre/soigner/). La CMU vous permet de bénéficier gratuitement de la Sécu pour toutes vos dépenses de santé. Elle vous rembourse 70%, pour les consultations chez le médecin ou les visites à domicile ; entre 35% et 65% pour les médicaments (attention certains, dits « de confort », ne sont pas remboursés !) entre 65% et 70% pour les soins dentaires et entre 80% et 100% pour l'hospitalisation.
Si vous êtes étudiant, vous pouvez, sous certaines conditions, bénéficier du régime spécifique de la Sécurité sociale et, pour être mieux assuré, souscrire une assurance complémentaire auprès d’une « mutuelle étudiante » qui vous permet d’être presque totalement remboursé de vos frais médicaux. Vous devez alors payer environ 180 €. Les étudiants boursiers du gouvernement français ne paient pas les cotisations de la Sécurité sociale (www.egide.asso.fr/fr/services/actualites/lettre/L28/dossier28.jhtm ).

Et maintenant au travail !

Si vous souhaitez faire des études en France et vous informer avant votre départ, contactez les services culturels de l'ambassade de France de votre pays d'origine ou de résidence (ministère des Affaires étrangères, http://www.expatries.org). Sachez que les différents établissements d'enseignement supérieur vous proposent un grand choix de filières d'études. Pour vous inscrire en première année à l’université, vous devez obtenir un formulaire de demande d'inscription préalable auprès de l’Ambassade, puis subir un test d’évaluation linguistique organisé en février par les services culturels de l'ambassade de France, ou en France, à la même date, par l’établissement que vous avez choisi. Dans les deux cas, les épreuves qui sont identiques ont pour but d'évaluer votre compréhension écrite et orale ainsi que votre expression écrite. Plusieurs cas de dispense du test d'évaluation linguistique sont prévus.
À votre arrivée en France, vous devez vous inscrire définitivement dans l’établissement et la filière de votre choix et demander une carte de séjour « étudiant ». Pour vous informer, faites appel à l’agence Edufrance (www.edufrance.fr). Les droits d'inscription à l’Université varient entre 140 € et 900 € pour un diplôme national. Dans les Grandes Écoles, les frais de scolarité sont plus élevés et peuvent aller de 3 000 € jusqu'à 7 000 € et même 22 000 €.
Pour faire face à ces dépenses et à celles de la vie quotidienne, vous pouvez obtenir une bourse que vous aurez au préalable demandée au service culturel de l’ambassade de France de votre pays. Il existe trois types de bourse :
- les bourses allouées par le Gouvernement français ;
- les bourses distribuées par le gouvernement de votre pays d'origine ;
- les bourses accordées par des organisations internationales ou des organisations non gouvernementales.

Le montant et la durée de la bourse dépendent du programme de formation (études ou stage) que vous vous engagez à mener à bien dans les délais prévus. Vos résultats (examens, contrôles, appréciations des enseignants) entraînent le maintien ou la suppression de la bourse.
En tant que boursier du gouvernement français, vous pouvez bénéficier d’une ou de plusieurs prestations (allocation d'entretien, allocation de voyage, protection sociale, frais de formation…)
Sous certaines conditions, les étudiants étrangers peuvent bénéficier de bourses sur critères sociaux ou de crédits sociaux d’urgence
En dehors de vos études, vous pouvez trouver des emplois temporaires en vous adressant aux CROUS qui peuvent vous proposer des jobs dans différents secteurs. Il s’agit surtout de gardes d'enfants, cours particuliers, traductions, enquêtes et sondages. Il existe également des possibilités dans le commerce, la restauration, les agences publicitaires et de travail temporaire… Les CROUS organisent également des voyages d'études et des visites d'entreprises.

Parlez-vous français ?

Pour réussir votre séjour en France il faut bien sûr posséder une bonne connaissance et une bonne maîtrise du français. Dans votre pays, avant le départ, vous pouvez préparer dans les centres et instituts culturels français des diplômes de langue et études françaises qui faciliteront vos études ultérieures.
Vous pouvez également préparer, dans votre pays comme en France, des diplômes nationaux : Le DELF (Diplôme d'études en langue française) et le DALF (Diplôme approfondi de langue française). La commission nationale du DELF-DALF est sur le site www.ciep.fr/delfdalf/index.htm. Vous pouvez également suivre les formations par correspondance du CNED (Centre national d'Enseignement à Distance, www.cned.fr) et viser les diplômes de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP, www.ccip.fr ) pour le français des affaires et le français des professions.
Si vous pensez avoir besoin de passer des tests, vous pouvez vous présenter au TCF (Test de connaissance du français, pour la demande d'admission préalable en première année de 1er cycle de l'enseignement supérieur français, www.ciep.fr/tcf/index.htm), ou au Test d'évaluation de français (TEF) de la CCIP qui évalue le niveau de connaissance et les compétences linguistiques et communicatives en français général (www.ildif.com/isref.html#tef).
Pour trouver la liste des centres de formation, cours de français langue étrangère et stages pour professeurs, consultez le site du ministère des Affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr/education/langue_fr/fle/ ), celui de la Délégation générale à la langue française (www.culture.gouv.fr/culture/dglf/politique-langue/frcs-lang-etrang.html), ceux du Groupement des centres d'enseignement du français langue étrangère en France, « Apprendre le français en France » (www.fle.fr/index.html), du Groupement professionnel des organismes d'enseignement du français langue étrangère (SOUFFLE, www.souffle.asso.fr) et celui du CIEP (www.ciep.fr/formations/index.htm) qui présente ses rendez-vous à date fixe (stages d’hiver et d’été du CIEP-BELC, rencontres internationales des sections bilingues francophones…) et ses formations à la carte (Dimensions culturelles de l’enseignement du français, Formation pour enseignants et formateurs en français langue étrangère, Français sur objectifs spécifiques…).

Alain Kimmel


11/09/2009
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